
Jaz
Koffi Kwahulé, l'un des auteurs contemporains les plus importants qui écrivent en français, et son œuvre "Jaz".
Bien que le texte soit présenté comme une pièce de théâtre, il s'agit en réalité une partition musicale. Le langage utilisé est celui du jazz.
Kwahulé, dont la musique repose sur une esthétique particulière, est plus qu'une simple histoire, c'est une vibration, un rythme.
Il utilise le silence, les explosions, les répétitions, l'improvisation : voilà sa dramaturgie.
C'est une méthode qui ne présente pas un récit au public, mais qui le plonge dans un espace sonore.
Dans ce spectacle qui combine musique et théâtre, "Jaz" explore les thèmes du traumatisme, du silence et de la résistance.
La honte et la fragmentation se traduisent en un rythme qui envahit la scène. L'histoire est racontée avec un réalisme dramatique.
Non, c'est par la musique que cela se crée. Le langage de l'auteur et celui de la victime s'entremêlent, et le texte devient une...
Elle s'enfonce progressivement, comme une spirale, à chaque itération. C'est plus qu'un simple récit.
Dans le jazz, où l'improvisation est reine, le corps, la voix et le rythme se fondent en un seul instrument.
Firdes Üçlertoprağı, sur scène, ne crée pas un personnage, mais plutôt une fréquence.
Il transmet l'émotion brute du traumatisme sur scène, une émotion que personne d'autre ne pourrait comprendre.
Cependant, lorsque nous fermons les yeux, c'est ce son qui nous rappelle notre propre nom.






